2019 – ENDYEAR

2019 prend fin, et avec elle une ère toute entière !

Encore une année d’écoulée ! J’ai l’impression que le bilan 2018 date encore d’hier. Qu’à cela ne tienne ; bonne année 2020 Billy ! À l’aube de cette nouvelle décennie, faisons un petit bilan de l’année 2019, ses séries, ses films et bien sûr tout ce qui s’est passé sur le 7ème Café. Mon cher Billy, c’est avec une profonde fierté et immense plaisir que je t’invite ce soir. Détends-toi, ne pense plus à rien, prends place, et laisse la haute cinéphilie française te présenter… ton bilan.

Joker - Stairway
Ça me donne envie de danser !

LE PETIT ÉCRAN

On aura très peu parlé de séries sur le blog cette année, notamment parce que ce créneau ouvert m’a laissé la possibilité de parler de plein d’autres choses, mais ce n’est pas pour autant que je n’en ai pas suivies !

Plusieurs séries que je suivais déjà auparavant ont eu droit à une nouvelle saison, comme Young Sheldon, The Good Doctor, Star Trek : Discovery ou encore Perdus dans l’Espace dont la saison 2 vient juste de sortir, le lendemain de Noël. L’année 2019 aura aussi été marquée par la très sympathique saison 3 d’Atypical, qui ne s’est pas égarée dans les travers que je craignais à la fin de la saison 2, ainsi que la saison 5 de Black Mirror qui m’a déçu sur deux épisodes autant qu’elle m’a très fortement plu sur le troisième. Le gros coup de cœur de l’année restera tout de même la saison 3 de Stranger Things qui réussit partout où la seconde laissait à désirer, s’améliorant à chaque épisode pour aboutir à un final grandiose ; moi j’applaudis.

Puisqu’on est du côté Netflix, la plateforme aura été la source de découvertes plutôt sympathiques, à l’instar de la série policière Brooklyn Nine-Nine que j’ai découverte seulement cette année avec la sortie de sa sixième saison. Mais Netflix a aussi apporté son lot de nouveautés géniales avec notamment la parfois inégale mais toujours foutrement originale Love, Death and Robots de David Fincher – mention spéciale au deuxième épisode -, l’absolument épatante série documentaire Notre Planète qui allie messages forts et images incroyables,  et surtout la très grosse surprise Sex Education dont je ne taris pas d’éloges tellement elle est pertinente, intelligente, moderne et brise les tabous sans jamais sombrer dans la provocation ou les clichés gratuits. Bientôt la saison 2 !

Mais 2019, ça a aussi été l’année des fins, et c’est pour ça que cet article s’intitule Endyear. La fin de la décennie, évidemment, mais la fin de plein d’autres choses aussi. Du côté des séries, on dit au revoir à The End of the F***ing World après sa deuxième saison un peu en deçà de la première mais portée par la formidable Naomi Ackie, et à Unbreakable Kimmy Schmidt après quatre saisons de délire généralisé. On dit au revoir à Game of Thrones aussi, et même si je n’aime pas la série et que je ne l’ai jamais suivie, il faut bien admettre que c’est trop marquant pour ne pas le mentionner. Mais surtout, on dit au revoir à l’infiniment géniale The Good Place dont la saison finale est actuellement en pause de fin d’année, et à The Big Bang Theory qui s’en va enfin après 12 saisons en dents de scie, sur un dernier épisode dévastateur qui signe la fin de toute une ère pour les geeks à la télévision.

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Longue vie et prospérité.

LE GRAND ÉCRAN

Et du côté du grand écran, ça donne quoi ? J’ai vu 151 films cette année, parmi lesquels 45 courts-métrages, 37 films de 2019 et 36 séances de ciné. Petit tour d’horizon de mon année cinématographique.

Tout commence, comme chaque année par tradition, avec une séance de cinéma. En 2019, c’est Le Retour de Mary Poppins qui a ouvert le bal avec ravissement ; rien de tel que le délicieux « And off we go » (« En avant toute » en VF) d’Emily Blunt déclamé avec des pépites dans les yeux pour lancer les festivités !

Plouf !

Janvier et février ont surtout été marqués par les films nommés aux Oscars, avec les sorties de Si Beale Street Pouvait Parler, Green Book, La Favorite, Les Faussaires de Manhattan ou encore Vice ; ainsi que les rattrapages des films que j’avais loupés en 2018, à l’instar de BlacKkKlansman, A Star is Born, L’Ile aux Chiens, le méconnu métrage polonais Cold War et bien sûr mon grand favori, l’hymne poétique à la vie, l’épique de l’intime, Roma.

2019, ça a été plein de films à gros budget dont on aura beaucoup entendu parler, comme le dernier-né Disney Ralph 2.0 (avant La Reine des Neiges 2 que je n’ai pas vu, cela dit), le remake burtonien Dumbo, les fascinants biopics Rocketman et Tolkien, la comédie britannique Yesterday, le triomphal Tarantino Once Upon a Time in Hollywood qui fut sur toutes les lèvres cet été, le plutôt décevant Ça – Chapitre 2 qui n’atteint pas les sommets de son prédécesseur, et mon petit pêché mignon, le film de monstres rugissant Godzilla II : Roi des Monstres !

2019, ça a été aussi des films un peu plus discrets mais tout aussi qualitatifs, qui gagneraient à être plus connus. Tout d’abord le documentaire Jean Vanier, le sacrement de la tendresse sur un homme tout à fait incroyable qui est un modèle d’inspiration et un véritable saint des temps modernes, et qui nous a quitté durant l’année, à mon grand chagrin. Il y eu aussi Boy Erased, sur les camps de « thérapie » aux États-Unis qui visent à « guérir » les jeunes homosexuels, qui m’a mis absolument hors de moi ; pas parce qu’il est mauvais, bien au contraire, mais tellement ce qui est montré dans le film est intolérable. Rogntidju. Côté français, je suis allé séjourner dans la très originale Chambre 212 de Christophe Honoré, et j’ai découvert La Vérité de Kore-Eda avec Catherine Deneuve ; puis j’ai poursuivi les vacances sur les côtés américaines dans le phare obscur de The Lighthouse, dont on reparlera dimanche prochain.

Pouêt pouêt tralala.

2019, ce fut aussi des séances rétrospectives de grands classiques : La Liste de Schindler, absolument bouleversant, le chef-d’oeuvre La Grande Illusion de 1937, le fameux Huit et Demi de Fellini dont nous avons parlé tantôt, et le seul film que je rêvais infiniment de revoir dans les salles obscures, 2001, l’Odyssée de l’Espace ; une claque phénoménale sur grand écran qui lui valut d’être réhaussée au rang de mes films préférés avec un 10/10.

En novembre 2019 il y eut également le Festival International du Film d’Amiens, qui m’offrit deux séances en avant-première plutôt sympathiques avec le documentaire soudanais Talking About Trees, bourré d’espoir, et le plus décevant Séjour dans les Monts Fuchun qui fait partie des premiers films sortis en 2020, le 1er janvier.

Et puis 2019, ce fut l’année des fins. La fin de nombreuses sagas, de nombreuses ères du cinéma, d’un univers tout entier. D’abord, la fin de la trilogie superhéroïque de M. Night Shyamalan avec Glass qui apporte une conclusion foutrement intéressante aux arcs initiés dans Incassable et Split ; la fin du reboot des X-Men avec X-Men : Dark Phoenix, pas l’épisode le plus intéressant de la série mais divertissant ; la fin de la saga Toy Story avec Toy Story 4, un épisode que je ne jugeais pas nécessaire après le triomphe du 3, mais émouvant tout de même, et qui marque aussi la fin de toutes les suites chez Pixar puisque nous n’aurons plus droit qu’à des one-shots. Bon, et aussi la fin des trucs qui se cassent la gueule après La Chute de la Maison Blanche et La Chute de Londres avec La Chute du Président, mais ça c’est pas plus mal.

Mais bien évidemment je tourne autour du pot, car les vraies fins de l’année 2019, ce sont celles, d’une part, de la première ère Marvel après 11 ans incroyables d’une saga qui a révolutionné le cinéma grand public, avec non pas Captain Marvel et autres Spider-Man : Far From Home, mais bien le dantesque Avengers : Endgame, qui s’il n’est pas exempt de défauts reste une conclusion ahurissante, explosive et terriblement dévastatrice à toute une époque ; et d’autre part celle de la saga d’une galaxie lointaine, très lointaine avec Star Wars, épisode IX – L’Ascension de Skywalker, un épisode qui divise, qui mitige, mais néanmoins reste la fin de tout un symbole, la fin de quelque chose qui relie des générations entières. Oui vraiment, quelque chose a pris fin en 2019.

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And I… am all the Jedi.

2019, finalement, ce fut aussi des coups de cœur. Des films qui m’ont touché, peut-être à un moment où je ne m’y attendais pas, où j’étais seul au cinéma. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une année… Bref. Parmi ces coups de cœur, il y eut Ad Astra, l’épopée interstellaire de James Gray qui s’inscrit exactement dans le registre de science-fiction que j’affectionne le plus. Il y eut le drame chinois de quatre heures, An Elephant Sitting Still, à la fois premier et dernier film de son réalisateur Hu Bo, et qui, je ne sais pas vraiment pourquoi, m’a profondément marqué par sa poésie noire. Il y a eu aussi Le Mystère des Pingouins, un film d’animation dont on a très peu entendu parler et qui pourtant est l’une des œuvres les plus originales que j’aie vue ces dernières années, s’inspirant de Miyazaki tout en sachant s’en émanciper pour livrer quelque chose de totalement inédit. Et puis évidemment, il y a Parasite et Joker, respectivement objectivement et subjectivement les deux meilleurs films de l’année, deux fables sociales extraordinairement pertinentes réalisées de caméra de maître et servies par des performances inoubliables. Ces films nous questionnent, nous émeuvent, nous épatent, nous inquiètent, et clôturent une décennie de cinéma en fanfare.

Joker - Show
Tadaaaa !

L’ÉCRAN DE MON PC

Trêves de bavardages, parlons 7ème Café. Le blog, qui fêtera ses deux ans dans quelques semaines, a bien grandi ; et les scores de 2019 ont plus que triplé par rapport à 2018.

stats

Le 7ème Café en 2019 c’est 3972 visiteurs pour 5762 vues, soit une moyenne de 51 vues par article (sans compter les vues pour les pages fixes du blog). C’est aussi 169 mentions J’aime et 113 commentaires ; soit 3 fois plus de J’aime et 11 fois plus de commentaires qu’en 2018, une progression reflétée par l’accroissement du nombre d’abonnés puisqu’on a atteint les 21 abonnés sur le blog et 70 abonnés sur la page Facebook. La page Twitter, elle, peine à décoller avec 6 abonnés qui me suivaient déjà par d’autres moyens. Qu’à cela ne tienne, peut-être en 2020 !

Les séries phares du blog se sont poursuivies, avec mon retour sur les Oscars en début d’année, les longues critiques alphabétiques de E à H (An Elephant Sitting Still, Fight Club, Godzilla Resurgence, Huit et Demi) et les Pubs, dont le sujet est choisi par les lecteurs via sondage sur la page Facebook, presque tous les mois (Les Huit Salopards en janvier, Amadeus en mars, Mission en avril, Le Magicien d’Oz en mai, The Giant Claw en juin, First Man en juillet, Contact en septembre, Les Temps Modernes en novembre et finalement Parasite en décembre).

Ironiquement, si 2019 fut la grande année des fins sur les écrans, ce fut pour Le 7ème Café une année d’ouverture, d’expansion, de diversification massive. Premièrement, grâce à la nouvelle rubrique L’Expresso, consacrée aux courts-métrages, qui me permet notamment de parler des toutes premières années du cinéma, une période que j’aime particulièrement, et donc de faire la part belle à mon héros Georges Méliès et aussi de remonter le temps jusqu’en 1895, rien que ça ! On a parlé du Vol du Grand Rapide, de The Ghost of Slumber Mountain, de Jeanne d’Arc et de la Danse Serpentine, ainsi que toute une semaine consacrée à la Fête du Court-Métrage !

Côté nouvelles rubriques, il y eut aussi les tops, avec comme promis le top 100 de mes films préférés, puis les 10 meilleurs films de Méliès et le top 23 des épisodes de Black Mirror ; ainsi que les chroniques, de longues réflexions plutôt théoriques sur le cinéma en général, avec l’article sur Netflix et la raison de ses conflits avec le Festival de Cannes, ou encore celui consacré au brontosaure, un des dinosaures phares du cinéma qui pourtant est une créature bien mystérieuse. Les chroniques me demandent beaucoup de travail par rapport aux autres articles, mais elles sont aussi très gratifiantes et me plaisent énormément !

Et puis finalement 2019 ce fut une diversification des genres, avec notamment les critiques de documentaires à l’instar de Grey Gardens et un article en collaboration avec mon ami Ben, West Side Story ; une diversification des années puisque j’ai parlé d’au moins un film de chaque décennie depuis l’invention du cinéma, y compris la décennie 2020 grâce à Séjour dans les Monts Fuchun qui est sorti le 1er janvier mais que j’ai vu en avant-première ; et surtout une diversification des pays. Cette année, on a exploré le cinéma du monde entier ! En Europe, on a fait un long tour en Italie (Rome, ville ouverte, Mamma Roma, Roma, Les Clowns, Huit et Demi) et une incartade en Biélorussie avec un réalisateur polonais (89 mm d’écart) ; en Asie, on s’est baladés en Corée du Sud (Parasite), à Hong-Kong (In the Mood for Love), au Japon (Godzilla Resurgence) et surtout en Chine (An Elephant Sitting Still, Séjour dans les Monts Fuchun) ; en Amérique nos regards se sont tournés vers le Canada (Fauve), le Mexique (Roma) et le Chili (La Danza de la Realidad & Poesia Sin Fin) ; et nous avons même fait un détour en Afrique, continent dont on connaît trop peu le cinéma, au Soudan (Talking About Trees). Une très belle année en perspective !

Pour finir, voici les cinq articles les plus lus en 2019 et les cinq articles de 2019 les plus lus !

LES ARTICLES LES PLUS LUS EN 2019
1 – Black Mirror – Pour le pire… (452 vues)
2 – Taram et le Chaudron Magique – Moyen-Âge de bronze (214 vues)
3 – LES EXCLUSIVITÉS NETFLIX – Une querelle franco-américaine centenaire (211 vues)
4 – La Ballade de Buster Scruggs – Ambiance de mort (190 vues)
5 – D comme – Disney & La Planète au Trésor [2/2] (161 vues)

LES ARTICLES DE 2019 LES PLUS LUS
1 –LES EXCLUSIVITÉS NETFLIX – Une querelle franco-américaine centenaire (211 vues)
2 – La Ballade de Buster Scruggs – Ambiance de mort (190 vues)
3 – MES 100 FILMS PRÉFÉRÉS (128 vues)
4 – Top 23 des épisodes de Black Mirror (121 vues)
5 – L’Expresso – La Sortie de l’usine Lumière à Lyon (1895) (109 vues)

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Je suis le roi du monde !

SUR LES ÉCRANS EN 2020

Voilà pour le bilan de 2019, et maintenant, qu’attendre de 2020 ? De nouvelles saisons de séries (Sex Education, Star Wars The Clone Wars, …), quelques films qui m’attirent (1917, Tenet, Birds of Prey, Wonder Woman 1984, Artemis Fowl, Sans Un Bruit 2…). Cette année, je me laisserai porter ; j’ai bien sûr quelques attentes, mais comme le passé me l’a maintes fois démontré, ce ne sont pas toujours les films que j’attends qui me surprennent le plus, et je suis heureux de faire des découvertes en cours d’année, parfois totalement impromptues. C’est ça aussi le plaisir du cinéma, être pris au dépourvu, ne pas savoir à quoi s’en tenir. La surprenante vertu de l’ignorance, pour citer Birdman.

Et pour Le 7ème Café ? Toujours des critiques alphabétiques, des Pubs, des Expressos, et un article par semaine. Bien sûr, on retrouvera notre rendez-vous annuel des Oscars au mois de février, et peut-être à nouveau la Fête du Court-Métrage en mars, ainsi que le Festival International du Film d’Amiens en novembre ? Quelques autres idées me trottent en tête, comme mettre à jour mes 100 films préférés, deux-trois chroniques qui sont déjà sur les rails de lancement, et – éventuellement – encore une nouvelle rubrique, consacrée aux projets de films jamais sortis. Est-ce que ça t’intéresserait, Billy ? Enfin, je peux d’ores et déjà dire que la première critique de l’année sera consacrée à The Lighthouse, rendez-vous dimanche pour la découvrir !

En tous cas, je ne le dirais jamais assez, mais merci infiniment à toi, Billy ! Un blog n’a d’intérêt que par ses lecteurs, c’est toi qui donne du sens au partage de ma passion. Chaque J’aime, chaque commentaire, même s’il n’est pour toi qu’anecdotique, me fait immensément plaisir et m’encourage à poursuivre dans ce qui me plaît. Alors oui, pour ça je dis merci ; merci à la vie, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu’amour ! Et cinéma, bien sûr 😀

Que la saison 2020 du 7ème Café… commence !

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En route vers 2020 !

— Arthur

Tous les gifs et images utilisés dans cet article appartiennent à leurs ayant-droits respectifs, et c’est très bien comme ça

5 commentaires sur “2019 – ENDYEAR

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  1. Content de lire un éloge de la saison 3 de Stranger Things que j’ai également trouvée supérieure à la précédente.
    Et j’ai hâte d’avoir le retour de visite au « Phare » Eggers qui m’a valu quelques haut le cœur de mécontentement.
    Bravo pour le blog qui prend de l’ampleur. 2020 sera c’est sûr encore meilleur.
    Bonne année !

    Aimé par 1 personne

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