Love Actually – Tradition de Noël

All I want for Christmas is… Love Actually.

Joyeux Noël mon très cher Billy ! C’est l’heure des odeurs de sapins, des chocolats chauds, des feux de cheminée, des cadeaux, des repas de famille… Bref, tout ce qui fait l’inimitable ambiance des fêtes de fin d’année. C’est également l’heure des fameux films de Noël, surfant sur cette vague mielleuse – souvent avec un tact inexistant. Mais aujourd’hui, on va parler du plus film de Noël des films de Noël, probablement une des meilleures comédies britanniques de tous les temps, souvent imitée, jamais égalée ; voici Love Actually !

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Mais quel casting !

LOVE ACTUALLY

Réalisateur : Richard Curtis

Acteurs principaux : Emma Thompson, Alan Rickman, Keira Knightley, Liam Neeson, Bill Nighy, Hugh Grant, Colin Firth, Laura Linney, Martine McCutcheon, Rowan Atkinson

Date de sortie : 3 décembre 2003 (France)

Pays : Royaume-Uni, États-Unis, France

Budget : Entre 40 et 45 millions $

Box-office : 248,5 millions $

Durée : 2h16

Joyeux Noël à toi aussi Andrew !

CHRISTMAS IS ALL AROUND

Love Actually est Noël. Tout simplement. C’est l’histoire de plein de gens et de ce qu’ils font chacun durant les fêtes de fin d’année. C’est l’essence de Noël transformée en pellicule cinématographique. Et si tu trouvais que Cloud Atlas était complexe avec ses six histoires différentes en un seul film, tu ferais bien d’attacher ta ceinture, parce que le long-métrage d’aujourd’hui en réunit pas moins de 9 et une vingtaine de personnages principaux. Rien que ça.

Juliet (Keira Knightley) et Peter (Chiwetel Ejiofor) viennent de se marier, et le meilleur ami de Peter, Mark (Andrew Lincoln, pas encore occupé à défoncer du zombie dans The Walking Dead) est le témoin du mariage et l’organisateur de la cérémonie. Ce que les deux mariés ne savent pas, cependant, c’est que Mark est depuis bien longtemps amoureux de Juliet…

Jamie (le toujours gentleman Colin Firth), présent au mariage, découvre en rentrant de la cérémonie que sa femme le trompe avec son frère. Dévasté, il décide de se retirer dans sa maison de vacances en France pour se consacrer à l’écriture de son prochain roman. Là, il va faire la rencontre d’une jeune femme de ménage portugaise, Aurélia (Lucia Moniz), et va peu à peu tomber amoureux d’elle en dépit de la barrière de langage qui les sépare.

Pendant ce temps, Sarah (Laura Linney), une amie de Jamie, peine à exprimer ses sentiments pour le beau directeur artistique de son bureau, Karl (Rodrigo Santoro) ; et a également du mal à jongler entre sa vie professionnelle bien remplie et sa vie familiale, largement consacrée à prendre soin de son frère atteint de handicap mental, Michael (Michael Fitzgerald).

La compagnie pour laquelle Laura travaille est dirigée par Harry (le regretté Alan Rickman, inoubliable professeur Rogue de Harry Potter). Les avances de sa nouvelle secrétaire, Mia (Heike Makatsch), pourraient ne pas le laisser indifférent, en dépit de son mariage heureux avec la fabuleuse Karen (Emma Thompson, dans sa plus grande performance) et ses deux enfants. Lors d’un passage à la bijouterie, Harry fera également la rencontre d’un vendeur pour le moins original, Rufus (Rowan Atkinson, aka Mr. Bean).

Le frère de Karen, David (Hugh Grant, génial) est récemment devenu Premier Ministre du Royaume-Uni. Pendant son installation au 10, Downing Street, on lui présente toutes les personnes à son service ; parmi elles notamment, la petite nouvelle Natalie (Martine McClutcheon), un peu maladroite, mais charmante, attentionnée et déterminée. Elle sera le centre d’un conflit intérieur avec le détestable président des États-Unis – toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé serait purement fortuite (Billy Bob Thornton).

Un ami de Karen, Daniel (Liam Neeson, émouvant), essaye tant bien que mal de faire le deuil de sa femme, tout en tentant d’élever au mieux son fils Sam (Thomas Brodie Sangster, à la bouille toute mignonne des années avant son passage dans Le Labyrinthe et Game of Thrones). À eux deux, ils vont tout faire pour que Sam réussisse à impressionner son premier amour, Joanna (Olivia Olson), lors du spectacle de fin d’année.

Spectacle de fin d’année auquel participent les neveux de John (Martin Freeman, pas encore un Hobbit), une doublure lumière pour les scènes de sexe dans les films. C’est justement sur un tournage qu’il va faire la rencontre pour le moins originale de la timide Judy (Joanna Page), et les deux vont peu à peu se rapprocher l’un de l’autre.

Tony (Abdul Salis) est assistant-réalisateur sur le film que John et Judy sont en train de tourner. Il est ami avec le gros loser Colin (Kris Marshall) qui passe son temps à draguer en vain la moitié des personnes de la gente féminine qu’il croise. Désespéré de jamais n’arriver à rien, Colin va donc s’envoler pour les États-Unis, persuadé que là-bas, son accent anglais rendra son charme irrésistible.

Finalement, tout ce petit monde est bercé dans l’ambiance de Noël par le dernier single de Billy Mack (Bill Nighy dans un de ses rôles les plus délirants, et venant de lui c’est dire quelque chose), une popstar excentrique dont le seul véritable ami est son manager Joe (Gregor Fisher).

Ça va Billy, pas trop perdu ? Et encore, dis toi qu’une histoire supplémentaire a été coupée au montage !

Quand tu essayes de comprendre les liens entre tous les personnages de Love Actually.

ALL I WANT FOR CHRISTMAS

Pour moi, Richard Curtis est l’allégorie de la comédie britannique. Nos voisins d’outre-Manche ont un humour très spécifique, qui ne ressemble en rien à la comédie française (et heureusement pour eux…). Il y a cette espèce d’absurdité, de concentré de désinvolture mêlé pourtant à une certaine prestance ; et je trouve ça absolument hilarant. Les trois films – seulement ! – que Curtis a réalisés en sont totalement imprégnés (Love Actually, Il Était Temps et Good Morning England) et ceux qu’il a écrit aussi (Coup de Foudre à Notting Hill, Quatre Mariages et un Enterrement…). Il y a cette patte inimitable, drôle, absurde, mais jamais grotesque ou ridicule, et c’est formidable.

Combien de scènes hilarantes pourrais-je citer ! Le poulpe et le homard dans le spectacle de Noël censé représenter la naissance de Jésus, les emballages cadeaux improbables de Rufus aka Rowan Atkinson aka Mr. Bean au rayon bijoux, la famille portugaise et sa fameuse Miss Brioche 2003, à peu près toutes les scènes de Bill Nighy ou encore l’inénarrable introduction du personnage de Nathalie et sa rencontre avec le Premier Ministre.

« NATHALIE – Ravie David. Euh, Monsieur le Ministre. Merde comment j’ai pu dire ça. Et en plus j’ai dit merde. Deux fois de suite. Oh Monsieur, toutes mes excuses.
DAVID – C’est  pas grave voyons. Vous auriez dit putain là nous aurions été dans la merde.
NATHALIE – Ça c’est vrai ! J’avais le pressentiment que le premier jour j’allais merder comme une conne. Oh la la… Oh putain. »

Et en parlant du Premier Ministre joué par Hugh Grant, difficile aussi de ne pas citer sa dantesque scène de danse à travers le 10 Downing Street, ses déhanchés fabuleux et son rythme inné – une des scènes les plus mémorables du cinéma anglais, au son de « Jump (For My Love) » des Girls Aloud.

À propos de musique justement, Love Actually est servi par une bande originale du tonnerre ; ça commence très fort dès le début du film avec « Christmas Is All Around », chantée par Bill Nighy lui-même, une parodie hivernale de la version de « Love Is All Around » des Wet Wet Wet qui apparaissait déjà dans Quatre Mariages et un Enterrement, une petite auto-référence de la part de Curtis. S’ensuivront « Wherever You Will Go », « White Christmas » et autres « All You Need Is Love », le tout couronné par la prestation inoubliable de la jeune Olivia Olson qui reprend « All I Want For Christmas Is You » de Mariah Carey et fait instantanément de sa version un classique de Noël pour le XXIème siècle. All I want for Christmas is yooooooou ♪

La cerise sur le gâteau, c’est un casting cinq étoiles qui réunit la crème des acteurs et actrices britanniques : Hugh Grant, Emma Thompson, Bill Nighy, Alan Rickman, Liam Neeson, Colin Firth, j’en passe et des meilleurs. À eux tous, ils cumulent plus de 14 nominations et 3 victoires aux Oscars, ce qui fait quand même un beau petit lot ! Emma Thompson, tout particulièrement, est ici pour moi dans un de ses meilleurs rôles, charmante comme toujours, drôle, élégante, mais aussi d’une puissance émotionnelle incroyable quand il faut l’être, et c’est d’autant plus remarquable dans une telle comédie.

Je ne fais que passer.

BOTH SIDES NOW

Car oui, la plus grande qualité de Love Actually, c’est que contrairement à une majorité de films de Noël, ce n’est pas niais et cul-cul la praline. Ce sont des montagnes russes émotionnelles, autant dans l’humour toujours bien senti que dans les scènes infiniment poignantes. La première de toutes étant sans doute celle où Emma Thompson tente de garder sa contenance en écoutant la magnifique « Both Sides Now » de Joni Mitchell.

Cette chanson ne pourrait d’ailleurs mieux résumer le film. C’est une somptueuse balade mélancolique, en trois séquences, sur les nuages, l’amour et la vie. La première strophe explique la beauté des nuages par de sublimes métaphores (Des flots de cheveux d’anges, des châteaux de glace dans le ciel…) avant de la contrebalancer en disant que ce sont aussi des nuages que viennent la pluie et la neige qui détrempent les manteaux. Tout le morceau se construit sur cet équilibre entre d’un côté la beauté des choses et de l’autre leur tragédie ; « Both Sides Now », ça veut dire « Des Deux Côtés Désormais ». Les deux côtés des nuages, mais aussi les deux côtés de l’amour quand on le donne et quand on le reçoit, et les deux côtés de la vie quand on perd et quand on gagne.

« I’ve looked at love from both sides now
From give and take and still somehow
It’s love’s illusions I recall
I really don’t know love at all »

Love Actually est exactement ça ; c’est l’amour sous toutes ses formes : romantique, évidemment, mais aussi l’amour fraternel, l’amour d’un père pour son fils, l’amour entre meilleurs amis, l’amour qui naît, l’amour qui meurt. Le film est capable de réchauffer le cœur autant que de nous dévaster émotionnellement comme cette scène précise où « Both Sides Now » est jouée.

C’est pour tout cela que Love Actually fait partie de mes films préférés. Comme le dit Mark sur son panneau : to me, you are perfect. Pour moi, tu es parfait.

LE MOT DE LA FIN

Love Actually est un voyage émotionnel souvent drôle, parfois triste, toujours empreint d’espoir. Un casting incroyable et une bande originale géniale en font le film de Noël parfait. C’est l’amour, en fait.

Note : 10 / 10

« DAVID – Love, actually, is everywhere. »

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Tout ce que je veux pour Noël, c’est toi Billy !

— Arthur

Tous les gifs et images utilisés dans cet article appartiennent à Universal Pictures, et c’est très bien comme ça.

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