Strawinsky and the Mysterious House – Rogntidju ! (ft. Olivier)

On va voir si je suis trop gentil.

Salut Billy ! Tu l’as sûrement déjà remarqué, mais j’ai tendance à mettre des notes hautes aux films sur ce blog ; j’ai déjà parlé de six œuvres auxquelles j’ai donné un 10/10 alors que j’ai dit que je n’en mettais pas beaucoup ! Évidemment, mais le fait est que je ne te parle que des films que j’ai adorés, Billy, car parler de ce qui est nul, ça n’a aucun intérêt. Mais ! Aujourd’hui je vais faire une exception. Aujourd’hui je vais m’énerver. Tu pensais que Taram et le Chaudron Magique était mauvais ? Mais tu n’as encore rien vu ! Car aujourd’hui on va parler de Strawinsky and the Mysterious House. Et pourquoi donc va-t-on en parler ? Parce que le DVD du film m’a été offert par deux amis, et qu’ils voulaient absolument que j’en fasse une critique. Et puisque ça les fait beaucoup rire de me mettre hors de moi, j’ai forcé un des deux à faire cette critique avec moi (seulement un parce que l’autre est occupé à réviser ses DS, Axel dans nos cœurs). Rira bien qui rira le dernier, comme on dit. Billy, dis bonjour à Olivier !

OLIVIER – Sincères salutations Billy, ici Olivier !

ARTHUR – Allez c’est parti, qu’on en finisse.

L’affiche m’énerve déjà.

STRAWINSKY AND THE MYSTERIOUS HOUSE

Réalisateur : David Hutter

Voix principales : Des pauvres gens

Date de sortie : 4 décembre 2012

Pays : Royaume-Uni

Budget : J’en sais rien et je m’en fous

Box-office : Aucun, Dieu merci

Durée : 30 minutes, et c’est 29 minutes et 59 secondes de trop

Moi regardant le film.

ON FAIT CE QU’ON NE PEUT PAS AVEC CE QU’ON A PAS

ARTHUR – Strawinsky and the Mysterious House, c’est ni plus ni moins qu’une des pires choses que j’ai vues de ma vie. Ce dessin animé de 30 minutes de David Hutter est une purge totale qui m’a mis hors de moi lors du visionnage. Et Dieu sait qu’il en faut quand même beaucoup pour m’énerver, d’autant plus que je passe mon temps sur ce blog à défendre les films critiqués, comme Alien : Covenant ou Mute. Mais là, il n’y a rien à sauver.

OLIVIER – Si, nous, et toi Billy ! SAUVONS NOUS DE CE FILM !

ARTHUR – Que dalle. J’aimerais vraiment pouvoir dire du bien de ce film, mais je ne peux juste pas. Et tu vas vite comprendre pourquoi. C’est quoi l’histoire de Strawinsky ? Non sérieusement Billy, c’est pas une question rhétorique, c’est quoi l’histoire de Strawinsky ?!?

OLIVIER – Strawinsky et ses copains bizarres découvrent un manoir, ils entrent à l’intérieur et trouvent dans la cave des livres qui chantent et dansent. Ensuite il y a un troll qui vient leur donner des informations sur le manoir. Après le départ du troll, Strawinsky entend de la musique et décide d’investiguer la source de ce bruit, tout seul car ses amis préfèrent rester dans la cave lire des livres. Il s’avère que c’était un violon dėpressif qui jouait de la musique de lui-même (enfin d’elle-même). Alors que Strawinsky discute avec Mme Violon, un cri assourdissant retentit depuis la cave, ses amis sont en danger ! Strawinsky retourne donc dans la cave, et le voilà qui tombe nez à nez avec le fameux Globglogabgal-merde. Après une chanson shwable-gliblesque, et une discussion très philosophique…

ARTHUR – MDR.

OLIVIER – … Strawinsky retrouve donc ses amis tout au fond de la cave, figés devant des livres. Au comble de son désespoir, Strawinsky lance un appel à la Reine Écarlate, afin que celle-ci puisse venir l’aider. Avant que cette dernière n’arrive enfin, le Globglogabgalab défonce le plafond de la cave, mais c’est pas grave car la Reine Écarlate sait transplaner pour se rendre dans la cave (encore) et libérer les amis de Strawinsky de l’emprise des livres diaboliques du Roi des Rats. D’ailleurs c’est à ce moment précis que ce dernier fait son apparition. Il chante une chanson puis se casse. La Reine Écarlate s’envole dans le ciel avec Mme Violon. Et le film finit sur Strawinsky qui s’endort chez lui.

ARTHUR – Merci. C’est n’importe quoi, ça n’a pas de sens, les personnages sortent de nulle part, les chansons n’ont rien à faire là, bref c’est le gros bordel. Et le pire, c’est que ce n’est que le début…

Je veux pas faire la suiiiiiite…

C’EST MOCHE.

OLIVIER – Avec moi on ne parlera pas du fond mais seulement de la forme. Déjà ce qu’on peut dire, c’est que c’est moche. Et en soi, je pourrais m’arrêter là parce qu’il n’y aucun intérêt à creuser plus que ça… Mais bon comme j’ai un couteau sous la gorge et qu’Arthur m’a obligé de faire un paragraphe d’au moins 500 mots et bien on va creuser (Non, je ne suis absolument pas en train de gratter des mots avec des explications foireuses qui n’ont rien à voir avec le film).

Il faut savoir que Strawinsky and the Mysterious House est l’œuvre d’une seule personne (enfin presque). En effet, David Hutter cumule les rôles de réalisateur, producteur, animateur, monteur, et enfin distributeur du film. Comme il le dit lui-même dans le livret fourni avec le DVD du film :

« Oui, je sais que cela fait pas mal de rôles et de titres, ce qui est assez inhabituel pour le développement d’un film d’animation. »

ARTHUR – On se demande pourquoi.

OLIVIER – On comprend donc rapidement pourquoi le film est si laid. Faire un vrai film de qualité visuelle aurait requis soit une plus grande équipe soit toute la vie de David Hutter. Avec ceci en tête, je me permets donc de te passer une analyse détaillée de la cinématographie.

ARTHUR – Mais c’est quoi ces danses ? Les personnages ont de l’arthrite ou ils font un AVC ? Putain.

Rogntidju.

OLIVIER – Hem… Je préfère enchaîner sur le doublage, au moins là, c’est le travail d’autres gens que David Hutter.

ARTHUR – Pas sûr que ce soit préférable…

OLIVIER – D’abord, le narrateur, c’est à dire la toute première voix qui nous aide à plonger dans le monde « fantastique et merveilleux » de Strawinsky, est horriblement déprimant. Non vraiment, j’ai envie de me pendre en l’écoutant tellement c’est plat, monotone et sans vie. En parlant de monotonie, TOUS LES PERSONNAGES LE SONT ! TOUS. Sérieusement, tous les doubleurs étaient en overdose de tranquillisants lors des enregistrements ou quoi ? Avec cette animation pourrie, ce qui aurait encore pu sauver le film c’est le doublage, sans parler qu’il y a des chansons, en plus… Ah oui je ne te l’ai pas dit ça, mais sur la jaquette du DVD on peut lire:

« Une aventure magique inspirée par les chroniques de Narnia, les films musicaux animés de Walt Disney, et les paraboles de Jésus Christ »

ARTHUR – MAIS BIEN SÛR.

OLIVIER – Certes, dit comme ça, ça donnerai presque – presque – envie de voir le film, mais on est vraiment très loin des chansons Disney. Quant au rapport à Narnia et Jésus, je le cherche encore. Aussi, sache que le film est disponible en version 3D anaglyphe (des lunettes sont mêmes fournies dans la boîte du DVD), mais même David Hutter la déconseille.

ARTHUR – MAIS POURQUOI TU METS DE LA 3D SI C’EST DE LA MERDE ?!?

OLIVIER – Enfin, dernière petite remarque, c’est que les dessins qu’on peut voir dans le générique sont beaucoup plus beaux que tout le reste du film. Bref, je termine par le commencement : c’est moche. La boucle est bouclée, je rends l’antenne, à toi la suite Arthur.

giphy
Toi devant cette critique.

LE GOLG… LE BOULGI… LE GOGOL… OH ET PUIS MERDE

ARTHUR – Le problème que j’ai avec Strawinsky, c’est que j’ai un peu l’impression de tirer sur l’ambulance. Ce dessin animé est indéniablement de la merde, surtout quand je reviens d’une série de Disney, mais j’ai presque envie de ménager David Hutter parce qu’il a quasiment tout fait tout seul, et ça mérite presque le respect.

Sauf que.

Sauf que le film est inspiré « par les Chroniques de Narnia, […] Walt Disney et les paraboles de Jésus Christ ». Et c’est ce dernier qui me pose un très grave problème. Je n’ai aucun problème avec Jésus, et je suis moi-même fervent catholique, mais là, non. Ce que le réalisateur fait avec Strawinsky, c’est de la corruption de morale chrétienne, et ça c’est absolument inadmissible.

Le livret du DVD (qui fait 30 pages, comme si j’avais que ça à foutre) est un ramassis de verbiage inepte et auto-congratulatoire au possible. Hutter passe son temps à comparer son œuvre à Narnia ou même Star Wars – si si, je t’assure – comme s’il avait pondu le nouveau Seigneur des Anneaux, et à raconter sa vie et son rapport à Dieu. Mais le pire dans tout ça, c’est que le message d’évangélisation qu’il étire dans ce livret, avec tout de même une certaine pertinence d’un point de vue religieux, ne se retrouve absolument pas dans le film ! Sur 30 pages, il en passe seulement 9 à expliquer ce qu’il voulait dire avec Strawinsky, et c’est n’importe quoi. C’est comme si l’idée s’était évaporée entre le réalisateur et son ordinateur. Et en plus, il prétend qu’il y a plusieurs niveaux de lecture et que c’est un scénario complexe. Mon cul oui.

Déjà il y a l’opposition entre le roi Elohim (le nom de Dieu en hébreu) et le Roi des Rats, qui est sensé représenter la dichotomie entre Dieu et Satan. Alors. Oui ? Mais dans ce cas c’est valable pour n’importe quel combat entre le bien et le mal, donc il n’y a rien de particulièrement chrétien – ou complexe. Mais ça, ce n’est que le début. Parce qu’après ça part dans un énorme délire où ça devient de l’hérésie totale. Il y a un truc de servitude à Dieu, et puis la Reine Écarlate c’est censée être Jésus, parce que au point où on est pourquoi pas…

OLIVIER – Amen.

« NARRATEUR – La Reine Écarlate commença à caresser affectueusement chacun des trois amis pour un long moment »

ARTHUR – Je sais pas toi Billy, mais je me souviens pas du passage de la Bible où Jésus branle les disciples. Nan mais comment tu peux mettre une phrase comme ça dans ton film et prétendre que tu veux faire passer un message chrétien ?! Et puis alors l’apothéose arrive avec le personnage du Globglogabgalab, qui chante une chanson de merde, a un nom de merde, et une morale de merde. C’est une espèce de gros tas de merde informe qui se nourrit de livres, et à la fin il est censé se rendre compte que le seul livre qui compte c’est la Bible. Sauf que note bien le mot « censé », parce que dans le dessin animé c’est plus que n’importe quoi, c’est amené n’importe comment, et en plus Hutter rajoute dans le livret que les Chrétiens sont trop absorbés par les médias au lieu de se consacrer pleinement à Dieu histoire de bien enfoncer le clou. Mais pourquoi tu fais un dessin animé alors, t’es con ou quoi ?

Et puis alors avec tout ça on a un violon qui parle, un troll, des livres qui dansent, et puis je sais pas moi, je comprends rien, fous moi la paix, j’en ai maaaaaaarre, bouhouhou 😭

TA GUEULE ! TU ES MOCHE ! IL FAIT PAS BEAU !

LE MOT DE LA FIN

ARTHUR – NON ! PAS DE MOT DE LA FIN ! JE M’EN FOUS, JE DÉMISSIONNE ! (Merci à Olivier de s’être prêté au jeu et de m’avoir soutenu dans ma souffrance insoutenable.)

OLIVIER – La raison pour laquelle je mets une note aussi élevée c’est parce que c’est le travail d’un seul homme.

Note d’Arthur : 2 / 10

Note d’Olivier : 3 / 10

« ARTHUR REGARDANT LE FILM – Mais fermez vos gueeeeules ! Ces voix sont insupportables !! Et cette animation !!! Mais tuez moi ! Pitié ! »

Un mot pour finir Jean-Pierre ?

— Arthur et Olivier

Tous les gifs et images utilisés dans cet article appartiennent à leurs ayant-droits respectifs, et c’est très bien comme ça

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